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Accouchement - Par césarienne |
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Faire-part2 L’accouchement par césarienne | La césarienne en tant que mode d'accouchement prend de nos jours une place de plus en plus importante. En Suisse et dans certains pays voisins, en 2008 pratiquement 3 femmes sur 10 donnent naissance à leur bébé par cette voie opératoire. Dans les cliniques privées, les chiffres sont encore plus élevés (4 à 5 femmes sur 10). Des variations importantes du taux de césarienne ont été constatées selon les régions géographiques. Même les césariennes dites de convenance, sans indication médicale, rentrent petit à petit dans les moeurs. Si pour certaines femmes, la césarienne ne pose aucun problème d'acceptation et peut même être vécue comme une délivrance, pour d'autres cette voie de naissance est plus difficile à vivre et elles peuvent ressentir une frustration ou un sentiment d'échec, persistant parfois pendant de longues années. |  | | Prendre en considération le vécu des césariennes par la femme, par l'enfant et par le père est aussi important que de se poser des questions sur l'impact de la césarienne sur la relation entre ces trois, sur le corps de la femme et de l'enfant, sur les risques encourus par cette intervention, mais également sur l'avenir obstétrical de la femme. Quels sont les effets secondaires sur sa santé, quelles sont les conséquences sur nos systèmes médicaux et plus largement sur l'avenir de l'obstétrique dans nos sociétés. En principe, la césarienne est une intervention chirurgicale dont l'objectif principal est de sauver la mère et/ou l'enfant quand l'accouchement par voie basse est d'emblée impossible ou le devient par la suite. Il existe des raisons très différentes pour décider d'une césarienne: certaines sont connues à l'avance, d'autres ne se révèlent qu'en cours de travail - avec des degrés d'urgence très variables. Il s'agit d'une porte de secours à utiliser en cas de danger et dans ce cadre, son utilité absolue et ses bénéfices ne se discutent pas. Par ailleurs, on ne peut que louer les progrès des techniques opératoires et de l'anesthésie pour que cela se passe le mieux possible du point de vue médical. | De l'autre côté, il n'est pas difficile d'imaginer ce que cette intervention peut parallèlement créer comme stress, angoisse, sentiment d'impuissance et de perte de contrôle voire peur de la mort, devant l'emprise majeure de l'équipe médicale, sans parler de la séparation éventuelle d'avec le nouveau-né et de la convalescence prolongée. Une chose est frappante quand on discute avec les femmes qui ont eu une césarienne: elles se rappellent, parfois de longues années après, d'une remarque de leur entourage qui les a blessé tout particulièrement: " Ton bébé et toi, vous allez bien - qu'est-ce que tu veux de plus? " Et même si les premières semaines avec le bébé et les exigences de cette nouvelle vie poussent les femmes à refouler ce qu'elles ressentent vraiment, elles savent intimement que quelque chose d'important leur est arrivé. Si la remarque ci-dessus les blesse autant, c'est parce qu'elle ne tient pas compte du vécu de la maman, qu'elle le gomme même. Les femmes ont très souvent conscience que la césarienne représente une "coupure" dans leur vie. Elles sont atteintes dans leur chair, mais aussi dans leur personne. Pour quelque raison que ce soit, la voie naturelle n'a pas été respectée, leur rêve ne s'est pas réalisé, leur corps a été blessé. | Pour la femme comme pour le bébé, tout le processus de l'accouchement est intimement lié à des processus hormonaux. Avoir passé par un temps de contractions rythmées et des flux hormonaux avant la césarienne ou être extrait du ventre de sa mère sans signes avant-coureurs, voire en extrême urgence, ne représente évidemment pas le même vécu pour le bébé. Il existe donc pour le bébé autant de situations différentes autour de la césarienne que pour sa mère et les conséquences peuvent également varier. Par rapport au bébé, le père prend une place très importante en cas de césarienne, parce que la plupart des pères accompagnent leur bébé hors de la salle d'opération. Ils passent ainsi la première heure en tête-à-tête avec le nouveau-né et remplacent la maman tant qu'ils peuvent. Il est facile d'imaginer l'effet du stress et de la peur sur l'enfant à naître et on n'est qu'au début des investigations pour comprendre les conséquences à long terme sur les enfants nés dans des circonstances particulièrement stressantes. De toute façon, cela ne ressemble pas beaucoup à l'accueil que la plupart des parents imaginent et souhaitent pour leur enfant. | |  | Cet article vous est aimablement présenté par notre partenaire, Heike Emery, sage-femme indépendante www.cesarienne.net Pour en savoir plus, consultez sa fiche dans notre annuaire de la naissance |
Date de création : 26/03/2008 @ 14:05
Dernière modification : 15/05/2008 @ 15:45
Catégorie : Accouchement
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